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5 conseils pour réussir sa mise à l'eau et bien utiliser sa remorque

Mis à jour : 2 mars 2018


On est presque au printemps et vous trépignez d’impatience pour remettre votre bateau à l’eau ? Quelques mesures s’imposent pour démarrer la saison en toute sérénité. Et n’oubliez pas, vous pouvez télécharger gratuitement l’application BoatOn Pro (disponible sur Google Play ou l’App store) pour réduire toutes ces contraintes !


1. Vérifier la remorque


Si vous déplacez vous-même votre bateau, il faut vérifier avant de prendre la route la pression et l'usure des pneus de la remorque, la bonne visibilité de la plaque d'immatriculation, le bon fonctionnement des phares, clignotants et feux de stop.


Nous conseillons également de sangler le bateau à la remorque pour éviter qu'il ne grimpe sur la voiture en cas de freinage d'urgence; vous pouvez aussi le sécuriser avec un bout si vous ne disposez pas de sangles.

Attention, le poids du véhicule tracteur doit toujours être supérieur au véhicule tracté. En d’autres termes, votre voiture doit être plus lourde que votre remorque. Prévoir une marge de 15 à 20% par rapport au PTAC de votre remorque vous évitera bien des frayeurs.


Au volant, il faut prendre en compte l'allongement des distances de freinage, la moindre capacité à accélérer, et laisser au moins 50 mètres de distance avec le véhicule qui précède. Une vitesse excessive, un coup de volant ou l'appel d'air au moment du dépassement peuvent créer un phénomène de mise en lacets. Vérifiez aussi la hauteur de l'attelage (parkings, tunnels...).


Des questions sur votre remorque ? Consultez notre article dédié en cliquant ici.


2. Vérifier l'armement


Au début de la saison, il est essentiel de vérifier l’armement du bateau et en particulier:

  1. La trousse médicale (très basique) fournie avec l'armement. Vous pouvez la compléter avec les conseils d'un pharmacien pour plus de sécurité.

  2. La date de validité des feux automatiques à main

  3. La date de dernière révision des extincteurs

  4. La date de dernier contrôle du radeau de survie.

  5. Le nombre de gilets ou brassières correspondant au nombre de personnes. Privilégiez des gilets autogonflants pour un port permanent, souhaitable en navigation. Et n’oubliez pas que chaque gilet doit être adapté à la morphologie de l'utilisateur et répondre aux caractéristiques suivantes:

  • 50 newtons (aide à la flottabilité) pour une utilisation jusqu'à 2 milles d'un abri ;

  • 100 newtons (gilet de sauvetage) pour une utilisation jusqu'à 6 milles d'un abri.

  • 150 newtons (gilet de sauvetage) pour une utilisation toutes zones

  • 100 newtons (gilet de sauvetage) pour les enfants de 30 kg maximum, quelle que soit la distance d'éloignement.


3. Préparer la navigation


Si vous prévoyez une longue sortie, ayez à bord suffisamment d'eau potable et de nourriture (biscuits, fruits secs...), pensez à la crème solaire, aux lunettes et au couvre-chef ! Prévenez quelqu'un à terre de votre heure de départ, de l'heure estimée de retour et de l'itinéraire prévu. Ayez à portée de main les numéros de téléphone importants (vos proches, le Cross, la capitainerie…). Tracez à l'avance votre itinéraire sur la carte et entourez les points remarquables qui jalonnent le parcours ainsi que les zones de danger avec des marqueurs de couleurs différentes.

Une astuce est d’utiliser des photocopies couleur pour éviter d'écrire directement sur la carte. Les différents way-points du parcours seront entrés sur un GPS traceur. Notez aussi les caps que vous allez devoir suivre. Il sera utile de connaître les horaires de marée pour les jours de votre sortie. Avant de partir, il est bon de revoir les notions de base : balisage, cardinales, différents types de chenaux, danger isolé, etc., comme les trois principaux nœuds : nœud de chaise, de cabestan et nœud de taquet.


Pour les longs périples, il est préférable de vérifier votre consommation et votre autonomie. Une bonne manière est de faire le plein, relier un point A à un point B à une allure de croisière de votre choix et refaire le plein au point d’arrivée. Vous pouvez ainsi estimer votre consommation réelle en croisière. Le bateau doit être en condition de charge habituelle, avec l'équipage et les pleins.

Les instruments de bord type Fuel Management de Yamaha et Eco-Screen de Mercury seront également précieux pour connaître le meilleur rendement et estimer avec précision l'autonomie.


Enfin, il faut systématiquement prendre connaissance des prévisions météo avant chaque sortie (sur Internet ou par téléphone). Sur la VHF, les bulletins météo sont diffusés en continu par le canal 63. À l'entrée des capitaineries, un bulletin à jour est également affiché, n'hésitez pas à le consulter. Mieux vaut multiplier les sources pour davantage de fiabilité.


4. Bien aborder sa mise à l'eau


Rappelons qu'au moment de faire marche arrière sur la cale de mise à l'eau, il faut tourner le

volant dans le sens contraire de la direction où l'on souhaite emmener la remorque. Retirez la plaque de signalisation de la remorque, relevez le moteur, assurez-vous que vous avez suffisamment de carburant à bord, branchez le coupe-circuit, mettez les coupe-batterie en position « on », placez les pare-battage à poste et frappez un bout sur l'anneau de remorquage pour retenir le bateau une fois à l'eau.

Sur les remorques non-immergeables, mieux vaut éviter de mettre les moyeux dans l'eau, en particulier pour les remorques freinées.


Pensez également à libérer la cale en garant la remorque dans un lieu approprié pour ne pas obstruer le passage, tout comme se retirer rapidement de la zone de mise à l'eau en cas d'affluence.


5. Faire le point avant de démarrer


On l’oublie facilement mais il faut veiller à ce que tous les hublots de cabine, coffres et panneaux de pont, soient bien fermés avant de partir en mer. Pensez aussi à ranger les cabines pour éviter les bris d'objets et assurez-vous que l'échelle de bain est remontée.


À bord, répartissez bien les poids pour que la carène reste dans ses lignes. Les enfants doivent porter un gilet de sauvetage, et peuvent s’asseoir à l'arrière dans le cockpit pour plus de sécurité.


Assurez-vous que le mouillage est bien fixé à l'anneau d'étalingure. Mieux vaut relier la chaîne à l'anneau par un bout que par une manille, car il faut pouvoir larguer la chaîne si le mouillage doit être quitté en catastrophe par mauvais temps ou si l'ancre est vraiment coincée (cliquez ici pour plus d’informations). Placer un épais morceau de moquette au fond de la baille évitera parfois à l'ancre d'abîmer les parois dans le clapot. Sécurisez l'ancre avec un bout pour éviter que le mouillage ne file en navigation.

Une précaution bien utile est de prévoir un bout long pour le remorquage.


Avant de démarrer, il faut s'assurer d'être au point mort, et que la poire du réservoir est bien dure pour les moteurs hors bord. Si c'est une nourrice, pensez à ouvrir l'évent pour éviter de caler plus tard.

Au mouillage, au moment de repartir, vérifiez qu'aucun baigneur ne se trouve près de l'hélice et que tous les passagers sont bien remontés à bord avant de démarrer. Vérifiez aussi le bon fonctionnement des feux de navigation, avant que la nuit tombe ! Le chef de bord, responsable de l'équipage, pourra faire un rappel des règles de sécurité de base.



Pour tout conseil et intervention sur votre bateau, ayez le réflexe "BoatOn Pro" ! Carnet d'entretien, alertes de maintenance ou devis, vous trouverez tout sur cette application gratuite.


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